Mes astuces anti bouffées de chaleur

L’un des principaux désagréments de l’hormonothérapie est le fait d’avoir des bouffées de chaleur.
Elles viennent à l’improviste : soudainement, on ressent une forte chaleur au niveau du visage (qui peut même rougir), du cou et parfois de la poitrine, voire du ventre. Les mains et les pieds deviennent parfois également très chauds.
Ces bouffées peuvent être très intenses, parfois accompagnées de transpiration ou de frissons, ou encore de palpitations. Elles sont très invalidantes, surtout lorsqu’elles surviennent la nuit…

Les bouffées de chaleur sont provoquées principalement par la ménopause mais peuvent être causées notamment par la couperose, la grossesse, l’hyperthyroïdie,…

Les œstrogènes régulent la température corporelle. A la ménopause, ils diminuent naturellement. Le traitement par hormonothérapie quant à lui peut agir de 3 manières : soit on bloque la production d’œstrogènes, soit on empêche l’hormone d’agir au niveau de son récepteur, soit on fait les deux à la fois. Ce traitement qui dure 5 ans (voire 10 ans) est prescrit lorsque le cancer (du sein ou de la prostate principalement) est stimulé par les hormones, c’est-à-dire qu’il se « nourrit » des hormones pour se développer. Il empêche ainsi la prolifération des cellules cancéreuses et diminue le risque de récidive.

Dans le cas d’un traitement par hormonothérapie, il faut bien évidemment éviter les produits à base d’hormones, qu’ils soient sous forme médicamenteuse ou naturelle (phyto-œstrogènes, voir les-produits-naturels-hormon-like/)

Voici donc quelques solutions alternatives naturelles que j’ai testées, certaines avec succès, d’autres sans, le problème étant que les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre… De ce fait, il faut essayer pour savoir ce qui vous convient le mieux. Il faut dans tous les cas être patient car comme il s’agit de traitements naturels, il faut un certain temps (en général, d’un à deux mois) avant de constater une réelle amélioration des symptômes. Attention, avant de prendre l’une de ces thérapies, parlez-en à votre médecin pour éviter toute interaction avec un autre traitement. En aucun cas les informations et conseils proposés ci-dessous ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.

Sérélys® : recommandé par mon oncologue, à base d’extraits purifiés de grains de pollen sélectionnés pour leurs propriétés actives (rassurez-vous, ils sont traités et ne provoquent aucune allergie). Il faut prendre 2 comprimés par jour en même temps, le matin ou le soir. Les premiers effets de Sérélys® se constatent généralement au bout de 4 semaines environ. Son efficacité maximale est atteinte au bout de 2 mois. Composition : 160 mg d’extraits de cytoplasme purifiés de pollen – 7,85 mg D-a-tocophérol acétate dont 4,495 mg D-a-tocophérol (vitamine E)
Contrairement à de nombreuses personnes, je n’ai pas eu la chance de constater un effet bénéfique. J’ai donc arrêté ce traitement après 5 ou 6 mois d’utilisation.

Manhaé® :  également conseillé par mon oncologue, ce complément alimentaire agit également sur d’autres symptômes de la ménopause, tels que la fatigue, le relâchement cutané ou la sécheresse intime. Une gélule par jour à prendre au cours du repas principal

Manhaé® est conseillé en cures de 4 mois

Composition : Béta-carotène  3,1 mg – Vitamine E  12 mg (100% VNR*) – Vitamine B9  200 µg (100% VNR*) – Fer  5,7 mg (40,7 % VNR*) – Zinc   5 mg (50 % VNR*) – Extrait de citrus 170 mg
Dont flavonoïdes 85 mg – Huile de bourrache 135 mg Dont GLA   54 mg – Huile de poisson  125 mg – Oméga 3 87 mg Dont EPA 41,5 mg Dont DHA 30,6 mg
Phospholipides 14 mg.. Je l’ai également abandonné car je n’étais pas satisfaite du résultat, mais il y a de nombreux commentaires positifs sur ce produit.

photo: nutrisanté

Acthéane® : médicament homéopathique des laboratoires Boiron, comprimés à sucer (2 à 4 par jour à répartir en fonction de l’intensité des symptômes). Les personnes diabétiques doivent éviter ce traitement à cause de la présence de sucre. Comme tous les traitements homéopathiques, il faut les prendre à distance des repas, du thé, café et de la menthe (attention au dentifrice).
Malgré la présence d’actée à grappes, ce médicament n’a pas d’action hormonale car en homéopathie, les substances sont fortement diluées. A ce jour, c’est le produit qui me convient le mieux, mes bouffées ont fortement diminué, leur intensité aussi. J’ai pu diminuer la dose, au départ, j’en prenais 4 par jour, actuellement, j’en consomme 2 par jour.

Les substances actives sont : Actaea racemosa 4 CH : 0,5 mg – Arnica montana 4 CH : 0,5 mg – Glonoinum 4 CH : 0,5 mg – Lachesis mutus 5 CH : 0,5 mg – Sanguinaria canadensis 4 CH : 0,5 mg

Les bourgeons de tilleul d’Herbalgem: de 5 à 15 gouttes par jour en dehors des repas. Je les prends le soir avant d’aller dormir (c’est là que les bouffées sont le plus pénible pour moi). En plus de diminuer les bouffées, le tilleul aide à se relaxer et à mieux dormir. En cure de 3 semaines, après il faut faire une pause d’une semaine avant de recommencer pour éviter toute accoutumance (les bourgeons risqueraient de ne plus faire effet, voire d’avoir un effet inverse). Je l’utilise en complément de l’Acthéane

Voici quelques autres astuces non médicamenteuses :

  • Portez plusieurs couches de vêtements fins même en hiver, plutôt qu’un seul gros pull. Cela vous permettra d’avoir chaud grâce à l’accumulation de couches, mais de pouvoir facilement en retirer lors de l’apparition de bouffées de chaleur
  • Buvez des boissons froides, avec des glaçons. Les tisanes tièdes sont très efficaces aussi. Il faut bien s’hydrater (2 litres d’eau par jour)
    Evitez l’alcool (pour ma part, dès le premier verre de vin, j’ai une bouffée…), le thé et le café trop chauds, ainsi que la nourriture épicée.
  • Utilisez un coussin refroidissant. Ces coussins en gel peuvent s’utiliser tels quels ou après avoir passé un certain temps au réfrigérateur voire au congélateur (dans ce cas, pensez à le mettre dans un essuie, une taie d’oreiller ou un autre tissu pour éviter tout risque d’engelure). J’en ai toujours un à côté de mon lit au cas où.
  • Dans le même genre, j’en ai trouvé un assez fin de 60 x 40 cm que je mets par-dessus mon oreiller lorsque j’ai trop chaud. J’ai juste dû coudre moi-même des taies adaptées à la taille.
  • Diminuez la température. Personnellement, je ne chauffe pas ma chambre sauf en cas de froid exceptionnel. Vous pouvez éventuellement dormir avec la fenêtre ouverte si vous ne craignez pas les courants d’air.

Si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à les poster en commentaire…